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Football – Anef-Bénin : « Œuvrer pour l’organisation régulière des formations des entraîneurs » ; Mathias Déguénon

Le jeudi 29 septembre 2022, se sont déroulés les travaux de l’Assemblée générale ordinaire et élective de l’Association Nationale des…

1 317 vues , dans Actualité Football Infos Sports , le 12 octobre 2022 Étiquettes : ,


Le jeudi 29 septembre 2022, se sont déroulés les travaux de l’Assemblée générale ordinaire et élective de l’Association Nationale des Entraîneurs de Football du Bénin (Anef-Bénin). Au terme des travaux, les délégués ont, à l’unanimité, porté le choix sur Fortuné Glèlè ; l’instructeur CAF. Quelques jours après, le Secrétaire général élu revient sur les travaux de cette Assemblée générale. Mathias Déguénon évoque les priorités de Anef-Bénin. Lisez…

 

Ce jeudi 29 septembre 2022, se sont déroulés les travaux de l’Assemblée générale ordinaire et élective de l’Association Nationale des Entraîneurs de Football du Bénin (Anef-Bénin). Vos impressions après les travaux ?

 

Mathias Déguénon : Les premières impressions sont celles de satisfaction et de reconnaissance. Satisfaction parce que le sacrifice consenti par tous a abouti. Reconnaissance envers tous les délégués présents et représentés pour la confiance placée en ce bureau.

 

À l’unanimité, le choix est porté sur le plus capé. Il s’agit de l’instructeur CAF Fortuné Glèlè. Pourquoi ce choix ?

Vous avez la réponse dans votre question cher ami. Vous avez dit le « plus caper ». Ça veut tout dire. Je peux ajouter: encore en activité. Ça ne veut pas dire que les autres n’ont pas les qualités pour, mais en toute franchise, il a le profil pour occuper ce poste. Ancien sélectionneur de l’équipe nationale, nous ne pouvions pas trouver mieux. C’est un choix de raison.

 

Quels sont les objectifs de ANEF-Bénin ?

Les objectifs de l’association sont multiples. Entre autres, protéger et défendre la fonction des Entraîneurs dans tous ses aspects. Créer et maintenir au sein des Entraîneurs une atmosphère de respect et surtout le sens du travail bien fait. Collaborer avec les responsables du football pour la recherche de tous les moyens à mettre en œuvre pour le développement du football béninois.

 

Quels seront les priorités et les chantiers de ANEF-Bénin ?

Le premier chantier c’est d’œuvrer pour l’organisation régulière des formations des entraîneurs de football du Bénin. Après c’est aider au besoin à l’installation de la DTN qui est indispensable pour le développement de notre football.

 

Depuis toujours, les entraineurs de Football béninois sont marginalisés. Que feriez-vous ?

Marginalisés ? C’est relatif. Moi par exemple, je suis sollicité par la Fédération et le ministère sur des projets. Tout comme d’autres collègues. Et nous faisons ce que nous pouvons. C’est vrai que tout n’est pas rose. On aurait voulu avoir plus d’attention, plus de sollicitation, et que les choses soient améliorées en terme d’organisation et de conditions de travail. Mais on dit souvent que « Paris n’a pas été construit en un jour. » Moi j’ai la ferme conviction que les choses vont changer. Il suffit que chaque maillon de la chaîne soit conscient de l’objectif à atteindre. Je nous (entraîneurs du Bénin) invite à toujours nous battre pour un travail bien fait. Aussi minimes ou insignifiantes que les sollicitations puissent paraître, que nos résultats avec l’aide de Dieu soient positifs. Les gens seront obligés de faire avec nous. Les habitudes vont changer. 

 

Plusieurs membres de ANEF-Bénin ont postulé pour le poste du DTN. Mais depuis rien. Quel serait le rôle de ANEF-Bénin dans la mise en place d’une Direction Technique réelle ?

Je l’avais dit plus haut. Nous sommes conscients que sans la Direction Technique Nationale, nous ne pouvons pas avoir des formations diplômantes et les recyclages. A cet effet, le bureau de l’Association Nationale des Entraîneurs de Football du Bénin se battra pour son installation. Ce sera une lutte de tous. Pas celle des membres de l’association qui ont postulé au poste par le passé. D’ailleurs, nous y travaillions déjà depuis avec la fédération qui doit décider. Mais nous y arriverons. 

 

Mathias Déguénon ; vous êtes revenus à la tête de Loto-Popo Fc. Qu’est ce qui justifie ce retour et quelles sont vos ambitions pour la nouvelle saison ?

Mon retour à Loto-popo est justifié par plusieurs raisons, entre autres : Le projet reste et demeure un projet sublime et tout le monde ambitionne d’être un acteur de sa success story. Je suis revenu parce que j’étais parti avec un goût d’inachevé. Je peux aussi vous dire que je suis revenu pour la simple raison que Dieu et les dirigeants ont voulu que ce soit moi dans la panoplie de candidatures qu’ils avaient sur leur table. Les ambitions pour la nouvelle saison, c’est de jouer les premiers rôles comme le club sait le faire depuis son existence. Travailler pour recoller les morceaux et utiliser les valeurs et les qualités de l’équipe pour atteindre les objectifs. Faire en sorte que chacun se sente concerné; s’entendre sur l’essentiel et aller à fond. 

 

 

Un entraîneur local est intérimaire chez les Ecureuils A. Moussa Latoundji n’a pas réussi sa mission. Votre analyse…

Question embarrassante. Je n’aime pas juger les collègues. Et j’évite aussi de dire des choses qui peuvent être mal interprétées. A Moussa Latoundji je dis d’abord courage. Courage parce que c’est un travail assez délicat. Et seul il était au front. Dans cette posture, vous n’avez pas le choix que de recevoir des balles de partout. Techniquement je dis il est passé à côté de certaines choses. Ce qui arrive à tous les coachs du monde. Mais techniquement n’oublions pas que c’est encore le même Moussa Latoundji qui a réussi à Antalya avec la même équipe. Ça veut dire que, quand les jours sans vous ouvrent leurs portes, vous n’y pouvez rien. Ma joie pour lui c’est de savoir que ces échecs constituent pour lui des acquis pour d’autres challenges. C’est ce que nous gagnons dans ce métier. Les expériences. 

 

Votre mot de fin

Je vous remercie pour ce travail à l’endroit des entraîneurs du Bénin. Accompagnez nous à faire comprendre aux décideurs que nous avons des valeurs au pays. Il suffit de nous faire confiance et nous donner les moyens pour y arriver. Par ailleurs que les décideurs fassent tout pour l’installation de la DTN. Le Bénin sera le premier bénéficiaire. Aux collègues entraîneurs, je nous demande de ne pas baisser les bras. Personne ne peut faire le combat qui est le nôtre à notre place. Restons soudés et unis. L’objectif sera atteint.

 

Réalisation : Pérez Lekotan

 

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