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Athlétisme / Interview :  » J’ai tout pour être un grand Champion « ; Edmond Hounthon

Le jeune athlète béninois Edmond Hounthon n’a pas fini de faire parler de lui avant que le Coronavirus ne vienne…

9 127 vues , dans Athletisme , le 16 mai 2020 Étiquettes : , , , , ,


Le jeune athlète béninois Edmond Hounthon n’a pas fini de faire parler de lui avant que le Coronavirus ne vienne le stopper. Le pensionnaire du centre togolais African Athletics Développement Center (AADC) est un spécialiste du 400m et champion du Bénin en titre : 47’66; record personnel. Natif de Porto-Novo précisément de la Commune de Adjarra où, il a débuté sa carrière au Collège d’enseignement général 1 de la localité, Edmond Hounthon est le fruit du coach national Ogouchi Fortuné qui a déjà eu à former plusieurs champions au Bénin. Dans cette interview, le jeune athlète nous parle de comment il passe ce moment critique. 

Bénin Sports : Le monde traverse depuis plusieurs mois, une crise sanitaire liée au Covid-19. Comment vous vivez cette situation ? 

Edmond Hounthon : Oui, ce n’est vraiment pas facile cette situation sanitaire que traverse le monde avec notamment cette pandémie du Covid 19. Le milieu sportif est impacté, mais nous n’avons pas le choix. Nous devons nous adapter aux mesures prisent par le gouvernement afin d’éviter le pire. Nous devons être en bonne santé pour continuer à défendre vaillamment les couleurs du pays et surtout poursuivre nos multiples rêves.

Comment vous gérez les entrainements au centre ? 
On les gère très bien ici au centre de Lomé. Grâce à notre directeur Codjovi Raphaël Agopome on a accès aux différents équipements sportifs qui sont interdits à tous les autres. Il a donc fait des efforts pour qu’on puisse avoir accès au stade. On continue donc à nous entraîner comme d’habitude pour bien performer la saison prochaine. 

Quelle est l’ambiance entre vous béninois au centre ? 

Je rends grâce au Seigneur car, l’ambiance entre nous les béninois au centre n’est pas mauvaise. On s’entend très bien et nous sommes bien unis, car l’union qui fait la force. Nous sommes là pour défendre le drapeau de notre cher pays le Benin dans les compétitions internationales.

Vous avez reçu la visite du Président de la CAA il y a quelques jours. Que peut-on retenir du passage du Président ? 

Le passage du président de la CAA dans le centre nous a beaucoup motivés. Tous les Centres de formation n’ont pas eu cette chance. C’est une exception et c’est bien la preuve que le président de la CAA tient beaucoup à nous et qu’il prend régulièrement de nos nouvelles.

Quelles sont selon-vous, les conséquences de cette crise ? 

Les conséquences de cette crise dans d’athlétisme sont énormes. Il faut d’abord noter que la saison est quasiment blanche surtout pour nous les africains qui n’avons pas la chance d’évoluer en Europe. Il n’y a plus de compétitions cette année jusqu’à nouvel ordre. Pourtant, c’est grâce aux compétitions (les meetings) qu’un athlète peut vivre comme un salarié. Mais bon ; la santé d’abord et le reste viendra.

Après le confinement, quelles seront les priorités de Edmond ? 
Ma priorité, est de courir très vite pour passer la barrière des 45 secondes quand tout ça va passer. Mon coach m’a confié que j’ai tout ce qu’il faut pour être un grand Champion. Je ne veux pas le décevoir et tout le pays compte sur moi également d’où ma présence dans ce centre de formation. On profite bien de cette période pour corriger des détails sur ma faiblesse, notamment ma technique de course, ma qualité d’appui et la force nécessaire qu’il faut pour un bon coureur de 400m. 

Un message à l’endroit des béninois ?

Je dis à tous les béninois d’être très forts en ce moment de confinement. Et d’appliquer les mesures de prévention et de sécurité prescrites par le gouvernement du Bénin. Nous devons éviter de nous serrer les mains, nous devons nous laver fréquemment les mains, désinfecter les mains avec du gel hydro-alcoolique, porter de cache nez, respecter la distance de sécurité d’un mètre, tousser et éternuer dans le coude. 

Réalisation : Sènankpon Pérez Lekotan 

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